| La Guerre des Subventions |
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Les aides publiques sont toujours au cœur de la concurrence acharnée que se livrent Airbus et Boeing. Aujourd’hui, à Bruxelles, s’ouvrent les discussions très attendues entre les Européens et les Américains sur le système des subventions aéronautiques (voir article page 28 de L’Usine Nouvelle du jeudi 16 septembre). En 2004, Boeing a dénoncé de façon unilatérale l'accord de 1992 qui régulent les aides à l’aéronautique. La situation avait radicalement changé. l a été rattrapé par Airbus qui, en 2005, lui a ravi la couronne de numéro un leader mondial. Pire, le constructeur européen s'est attaqué au B 747, la vache à lait de l'américain, en lançant un superjumbo, l'A 380. Les États européens apporteront au constructeur européen 2,5 milliards d'euros sous forme d'emprunts remboursables sur un total de 11 milliards d'euros. Les aides sont ainsi limitées à 33 % du coût total de développement d’un nouveau programme et les trois quart de celles-ci doivent être remboursés dans les 17 ans à compter du premier versement. La remise en cause de ces accords est une étape supplémentaire dans le bras de fer engagé entre Boeing et Airbus. L’Américain veut empêcher Airbus de toucher de nouvelles avances remboursables pour ses futurs avions et ainsi gêner le développement de l’A350, projet européen destiné à contrer le 7E7. ![]() Le Boeing 7E7 Si les Américains arrivent à leur fin, les règles du jeu vont changer pour les avionneurs, notamment Airbus, pour développer de nouveaux appareils. Et il n’est pas sûr qu’Airbus a les ressources nécessaires pour financer seul son projet de l’A350. Des pans entiers de l'industrie - les banques mais aussi l'automobile notamment - ont reçu des milliards de dollars d'aides publiques pour ne pas sombrer dans le sillage de la crise financière. |
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