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BORDEAUX - L'avenir de l'usine Ford Aquitaine Industries (FAI) à Blanquefort en Gironde devrait être dévoilé lundi après-midi au cours d'un comité d'entreprise extraordinaire, indiquent les syndicats mercredi soir. L'avenir de l'usine Ford Aquitaine Industries à Blanquefort en Gironde devrait être dévoilé lundi après-midi. A Blanquefort, Ford possède deux usines qui emploient notamment quelque 1.600 salariés à la fabrication de boîtes de vitesses automatiques pour le marché américain que le constructeur américain a décidé d'arrêter en avril 2010.(Reuters/Mark Blinch)
"La direction vient de nous informer qu'il y aura, lundi 2 février à 15h30, une réunion extraordinaire du CE pour annoncer le projet de reprise. Dans la foulée, l'ensemble des salariés devraient être réunis à 18 heures", indique le délégué CGT Philippe Poutou dans un communiqué.
Une réunion du comité de pilotage créé pour le suivi du dossier est également prévue lundi à la même heure à la préfecture de la Gironde.
A Blanquefort, Ford possède deux usines, dont FAI qui emploie environ 1.600 salariés à la fabrication de boîtes de vitesses automatiques pour le marché américain que le constructeur américain a décidé d'arrêter en avril 2010.
Depuis l'annonce de ce retrait les salariés, les syndicats, les politiques, se sont mobilisés pour éviter une fermeture totale de l'usine et un désengagement de Ford qui avait promis une solution de reprise.
Au mois d'octobre, les salariés ont été mis au chômage technique durant dix semaines et lors de la reprise du travail le 5 janvier la direction a promis une annonce pour la mi-janvier.
Le quotidien régional "Sud-Ouest" a évoqué au mois de décembre la piste d'un repreneur sérieux, le groupe allemand Johann Hay, spécialisé dans l'usinage de pièces automobiles, mais Ford est resté muet jusqu'alors.
"Cette information reste la bienvenue pour les salariés qui sont dans l'incertitude depuis des semaines maintenant", indique Francis Wilsius, le secrétaire du comité d'entreprise.
Philippe Poutou se veut prudent face à l'annonce de la réunion de lundi prochain.
"Nous ne voulons pas donner l'impression de faire la fine bouche mais nous ne sommes pas non plus naïfs. S'il y a reprise, si tous les emplois sont sauvés, oui cela va nous soulager et ce serait une profonde satisfaction. Un sentiment de victoire aussi mais un sentiment mesuré", indique-t-il. Source et rédaction : www.lexpress.fr |