| Dans la mécanique, la situation ne cesse de se dégrader |
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La tendance générale de baisse de la production serait d'environ 4 % cette année, avec de fortes disparités selon les secteurs. Les domaines liés au BTP, à la métallurgie, à l'automobile devraient être particulièrement touchés.
Pas de rebond en vue pour les industries de la mécanique. Selon les estimations de la profession, ce secteur qui emploie 700.000 personnes en France devrait accuser une baisse de la production d'environ 4 % cette année, après une augmentation de la même ampleur l'an dernier. « L'activité a diminué depuis le début de l'année du fait du recul fort et continu de la demande », note la Fédération des industries mécaniques (FIM). La croissance de la production des industries mécaniques dans l'Hexagone a commencé à fléchir dès le mois de mai 2008, et le mouvement n'a cessé de s'amplifier. Depuis décembre, les volumes produits connaissent un repli de plus en plus marqué : - 1,3 % fin 2008, - 2,2 % en janvier par rapport au même mois de l'année précédente, - 3,2 % en février, - 4 % en mars. Et la FIM table sur une réduction de - 4,6 % en avril et de - 5,1 % en mai.Encore faut-il noter de grandes disparités entre secteurs. La baisse de l'activité dans le matériel du BTP est ainsi estimée à 30 % en moyenne, et à 15 % dans la manutention, du moins pour l'instant. « Absence de visibilité » Il suffit pour s'en convaincre de voir les grandes difficultés que rencontrent des groupes comme Caterpillar, Manitowoc, Haulotte ou Manitou. Cette année, le fabricant d'engins de chantier américain Caterpillar anticipe une chute d'environ 20 % de son chiffre d'affaires dans le monde, et a annoncé en janvier la suppression de 20.000 postes sur un effectif mondial de 113.000 personnes. Les licenciements en France pourraient atteindre 600 salariés. Autre société américaine, le fabricant de grues Manitowoc doit faire face à un effondrement de 37 % de ses commandes, et un plan social prévoit dans l'Hexagone 135 suppressions d'emplois. Haulotte Group, le fabricant français de nacelles élévatrices, ne fait pas de prévisions, « en l'absence de visibilité sur le marché ». Quant à Manitou, le constructeur de chariots élévateurs tout-terrain, il estime que ses ventes pourraient baisser de 40 % cette année. D'autres domaines de la mécanique, comme ceux liés à la métallurgie, à l'automobile, aux biens d'équipements électriques et à la chimie, souffrent également. L'activité de décolletage pourrait ainsi baisser de 15 % cette année, celle de la forge de 10 % et celle de la machine-outil de l'ordre de 20 %. En revanche, les tendances sont positives cette année dans l'activité des moteurs, des turbines et de l'équipement nucléaire, avec des taux de progression souvent supérieurs à 10 %. Et d'autres branches pourraient être modérément touchées, comme les articles de ménage, les outillages, les boîtes ou la quincaillerie, même si ces secteurs subissent la concurrence asiatique. Source et rédaction: THOMAS LE MASSON, Les Echos |
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Pas de rebond en vue pour les industries de la mécanique. Selon les estimations de la profession, ce secteur qui emploie 700.000 personnes en France devrait accuser une baisse de la production d'environ 4 % cette année, après une augmentation de la même ampleur l'an dernier. « L'activité a diminué depuis le début de l'année du fait du recul fort et continu de la demande », note la Fédération des industries mécaniques (FIM). La croissance de la production des industries mécaniques dans l'Hexagone a commencé à fléchir dès le mois de mai 2008, et le mouvement n'a cessé de s'amplifier. Depuis décembre, les volumes produits connaissent un repli de plus en plus marqué : - 1,3 % fin 2008, - 2,2 % en janvier par rapport au même mois de l'année précédente, - 3,2 % en février, - 4 % en mars. Et la FIM table sur une réduction de - 4,6 % en avril et de - 5,1 % en mai.



