| Caterpillar : le CE assigné par la direction change sa stratégie |
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La direction du groupe d'engins de chantier Caterpillar n'a pas répondu favorablement à l'offre des salariés qui proposaient mercredi 22 avril la tenue d'un référendum sur le protocole d'accord signé à Bercy. Sous condition d'amender les propositions de la direction avec leurs propres revendications. « Il y a urgence de mettre en œuvre le plan de sauvegarde de l'emploi. Dans ce contexte la direction a donc décidé d'assigner en référé le comité d'entreprise (CE) pour faire reconnaître qu'elle a satisfait à toutes les obligations légales et obtenir que le refus du Ce de rendre un avis soit considéré comme un avis négatif », a expliqué la direction de Caterpillar France. Le CE est donc convoqué en référé vendredi 24 avril. « La décision du TGI sera on ne peut plus intéressante car si le juge considère que la position de la direction n'est pas recevable, cela nous redonnera un nouveau souffle », a précisé Patrick Cohen, élu CGT du CE. Nicolas Benoît, élu CGT du CE, voit dans cette assignation « un pourrissement du conflit, la direction faisant en sorte qu'il y ait 733 licenciements ». Pour le directeur général de Caterpillar France, Nicolas Polutnik, la direction a "tout tenté depuis la présentation du plan de sauvegarde de l'emploi pour n'essuyer que des refus" Revirement Dans le même temps, 22 employés ont reçu des lettres de mise à pied conservatoire pour avoir illicitement occupé les locaux de l'entreprise en mars. Ils sont convoqués le 4 mai pour un entretien préalable au licenciement. L'intersyndicale qui s'est réunie jeudi matin avait annoncé qu'elle allait reformuler sa demande. "Une Assemblée générale va choisir jeudi 23 avril à vote secret entre une consultation de l'ensemble des 2 551 salariés concernés sur le protocole de fin de conflit et un référendum incluant les clauses du protocole et ses propositions émises mercredi 22 avril", selon Patrick Cohen. Les résultats du vote devaient être ensuite soumis à la direction. Mais les syndicats avaient demandé la levée des sanctions à l'encontre des salariés visés par les lettres de licenciement en contrepartie des résultats. "La direction a refusé. Aujourd'hui on ne vote pas tout simplement", a expliqué Pierre Piccarreta, délégué CGT. Outre le renoncement au référendum, les salariés ont appelé à manifester vendredi 24 avril devant le palais de justice de Grenoble, où est assigné le comité d'entreprise. Source et rédaction : Barbara Leblanc - usinenouvelle.com |
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