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Acier : Obama tempère les hostilités |
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Le Président américain refroidit l'acier chauffé à blanc par une chambre protectionniste. La commission européenne a apprécié l'intention du Président américain d'adoucir le langage utilisé vis-à-vis de l'acier d'origine étrangère dans son plan de stimulation de l'économie. « Ce serait une erreur de notre part, au moment où le commerce international décline, de faire savoir que nous nous occupons que de nous-mêmes et ne sommes pas concernés par le commerce mondial », a déclaré Barack Obama, dans une interview à la chaine Fox News, le 3 février. Il devrait modifier la formulation de la clause, votée par la Chambre des Représentants le 28 janvier, interdisant l'utilisation d'acier étranger pour la construction d'infrastructures financées grâce au plan.
« Je me sens encouragée par les paroles du Président Obama », a déclarée la baronne Ashton, commissaire au commerce, soulignant que « le commerce fait partie de la solution car il agit en stimulant ». « Des marché ouverts demeurent la précondition essentielle à un rapide rebond pour sortir de la crise, et l'histoire nous a montré où conduisaient les mesures opposées à ce principe », avait mis en garde l'ambassadeur de l'UE auprés des Etats-Unis, John Bruton.
Le Senat américain a depuis approuvé un amendement exigeant que la clause « Buy American » soit appliquée en conformité avec les obligations américaines quant aux accords internationaux. Le Sénateur John McCain avait vu son amendement demandant le retrait de cette clause repoussé par 65 voix contre 31. Il avait en particulier souligné la similitude de cette clause avec « le passage du Smoot-Hartley tariff act », législation qui avait prolongé les effets de la Grande Dépression des années 1930.
Source et rédaction: unsinenouvelle.com - Daniel Krajka |